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Six thèmes de son

Été 67 à l’Astral: un coup belge

Étienne Dubuc
19 février 2012

Une petite soirée à saveur belge était réservée aux personnes présentes à l’Astral en ce 18 février. Des Belges à grandeur saveur rock nous étaient offerts

Pour débuter l’aventure sonore, The Experimental Tropic Blues Band y est allé de grand rock sale à influence blues. Le trio a bien tenté de faire réagir la foule présente, sans grand succès toutefois. La configuration un peu froide de l’Astral n’a assurément pas aidé un groupe qui carbure à la sueur et à la chaleur comme le leur. Sans grande finesse, et c’est tant mieux, une bonne dizaine de chansons ont ébranlé la salle prouvant à chaque fois que le trio connait bien ses bases du rock ‘n roll.

Par la suite, Été 67 s’est installé sur scène, doublant le personnel sur scène, pour offrir une heure de prestation qui peut être divisée en deux parties assez distinctes. Le sextuor a débuté son spectacle avec une partie de son répertoire plus folk. Après le passage du Experimental Tropic Blues Band l’énergie n’était pas exactement au rendez-vous. L’émotion quant à elle manquait au rendez-vous lors des premiers instants.

Pour la quatrième pièce, Pascal Dufour, ancien membre des Respectables, s’est joint aux Belges pour collaborer sur deux chansons. Malheureusement, cette dizaine de minutes a représenté le moment le plus désappointant de la soirée. La présence de Dufour n’a fait qu’enlever l’accent sur la prestation du groupe et les morceaux joués n’ont pas frappé la cible.

Une fois le Québécois parti, Été 57 a semblé prendre sont envol, abordant, en général, les pièces plus rock de leur catalogue. L’émotion et l’énergie étaient cette fois au rendez-vous. Les deux réunis ont fourni une intensité au spectacle que l’ont n’avais pas vu de la soirée c’est avec cette interprétation à fleur de peau que le groupe a impressionné et conquis l’audience.

Le rappel aurait pu être fait autrement, offrant une reprise de Blind Willie Johnson au départ qui était hautement réussie et le comble de l’intensité. Le sextuor a eu la mauvaise idée d’en rajouter une petite dernière par la suite, qui malgré une bonne interprétation n’a pas réussi a surmonté la pièce précédente. Ce n’est donc pas au sommet que le groupe s’est retiré, mais les Belges ont tout de même donné une bonne leçon de rock en cette soirée de février.

Pas encore de commentaire.

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Étienne Dubuc

Ici on éduque et critique avec impartialité subjective

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